Interview de Maxence, inspecteur réglementaire chez bureau Veritas

Interview de Maxence, inspecteur réglementaire chez bureau Veritas

À 22 ans, Maxence Houriot a déjà construit un parcours marqué par la mobilité et l’adaptation. Passé par le BTP CFA Grand Est pour un BTS en fluides énergétiques et domotiques, il s’envole ensuite pour Tahiti afin de se spécialiser en énergies renouvelables. Aujourd’hui inspecteur réglementaire, il nous partage son quotidien et sa vision d’un métier exigeant, entre rigueur technique et défis permanents.

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?

Je m’appelle Maxence Houriot, j’ai 22 ans. J’ai suivi un BTS fluides énergétiques et domotiques, option domotique, au BTP CFA Grand Est de l’Aube. À la suite de cette formation, j’ai fait le choix de partir vivre à Tahiti afin de poursuivre mes études avec une licence en énergies renouvelables.

Aujourd’hui, je suis inspecteur réglementaire chez bureau Veritas. Je suis toujours basé à Tahiti, un choix que j’ai fait assez naturellement. En effet, souhaitant évoluer dans le domaine du solaire, il me paraissait logique de me rapprocher d’un environnement propice à ce secteur. Le fait d’avoir de la famille sur place a aussi facilité cette décision.

En quoi consiste votre métier aujourd’hui ?

En tant qu’inspecteur réglementaire, mon rôle est principalement de vérifier que les normes en vigueur sont bien respectées. Concrètement, j’interviens sur plusieurs domaines d’activité, notamment l’électricité, le levage, les ascenseurs ou encore les installations liées aux loisirs.

Mon travail consiste donc à analyser les installations, contrôler leur conformité et m’assurer qu’elles répondent aux exigences réglementaires. C’est un métier qui demande une grande attention aux détails et une bonne connaissance des normes.

Pourquoi avoir choisi le métier d’inspecteur réglementaire ?

Ce métier, je l’ai découvert pendant mon alternance, que j’ai réalisée en parallèle de mon BTS. C’est une voie dans laquelle j’ai pu me projeter assez rapidement.

Lorsque je suis arrivé à Tahiti, je me suis d’abord orienté vers la maintenance. Finalement, une opportunité s’est présentée pour rejoindre une équipe d’inspection, ce qui m’a permis de revenir vers un métier que je connaissais déjà.

Quelles sont les qualités essentielles pour exercer votre métier ?

Je dirais que les deux qualités principales sont la rigueur et le sens de l’observation. Il est essentiel d’être précis dans ses analyses et de ne rien laisser passer. Chaque détail peut avoir son importance, surtout lorsqu’il s’agit de sécurité et de conformité réglementaire.

Quel est le principal challenge que vous rencontrez au quotidien ?

Le plus grand défi, c’est le fait de ne jamais être confronté à la même situation. Chaque installation est différente, chaque mission apporte son lot de nouveautés. Cela implique de s’adapter en permanence, de réfléchir à de nouvelles problématiques et de trouver des solutions adaptées. On doit constamment ajuster sa manière de travailler pour mener l’inspection à bien.

Quels types de structures accompagnez-vous ?

J’interviens auprès de structures très variées. Cela peut aller d’une école à un hôtel, en passant par un hôpital, un magasin de vêtements ou encore un poste de police. De manière générale, je travaille avec des établissements qui accueillent du public ou des travailleurs. Cette diversité rend le métier particulièrement intéressant, car les environnements et les contraintes sont très différents.

Pouvez-vous revenir sur votre alternance et vos missions ?

J’ai effectué mon alternance chez Socotec. Les missions que j’ai réalisées étaient très similaires à celles que j’exerce aujourd’hui. Cela m’a permis d’acquérir une première expérience concrète du métier, notamment sur les contrôles réglementaires et l’analyse des installations. Cette continuité entre alternance et emploi actuel a été un vrai avantage pour moi, car j’étais déjà familiarisé avec les exigences du poste.

Quels sont vos projets pour la suite ?

Pour le moment, je souhaite continuer dans cette voie et voir jusqu’où cela peut me mener. Je préfère rester ouvert aux opportunités et aux évolutions possibles. Les projets viendront naturellement en fonction des expériences et des occasions qui se présenteront.

Pourquoi avoir choisi le BTP CFA Grand Est pour votre formation ?

Mon choix s’est fait via Parcoursup, à la suite du lycée. Parmi les établissements proposés pour le BTS que je souhaitais suivre, il y avait le BTP CFA Grand Est. C’était une formation qui correspondait à mes attentes, notamment grâce à l’alternance. C’est donc assez naturellement que je me suis orienté vers ce centre de formation.

Quel est votre meilleur souvenir de formation ?

Mon meilleur souvenir reste la cohésion que nous avions dans la classe. Nous avons créé de vraies relations, et surtout des amitiés qui ont marqué cette période. C’est un aspect important, car il contribue beaucoup à l’expérience globale de la formation.

Qu’avez-vous retenu de votre formation que vous utilisez aujourd’hui ?

La formation m’a surtout apporté des méthodes de travail, une façon de réfléchir et d’aborder les problématiques. Ce sont des bases essentielles que j’applique encore aujourd’hui dans mon métier.

Vous souhaitez devenir mentor, pourquoi ?

J’ai indiqué sur la plateforme Alumni que je souhaitais être mentor, car je pense que cela peut être utile aux apprenants actuels.

Ayant moi-même suivi un cursus complet au CFA, je sais que j’aurais apprécié pouvoir échanger avec d’anciens élèves. Avoir des conseils, des retours d’expérience ou simplement des informations sur le métier peut vraiment faire la différence.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent suivre votre voie ?

Je leur dirais simplement de se lancer et de ne pas hésiter. C’est un métier accessible, mais qui demande de l’engagement. Il faut oser, tester, et surtout ne pas avoir peur d’aller vers des opportunités, même si elles impliquent de sortir de sa zone de confort.

Articles pouvant également vous intéresser